DICTIONNAIRE DES SOUVENIRS PARTAGES

 

avril / mai 1999

dépôt SACD n° B332/1200/1

a

*abandonné :

- J'ai toujours eu le sentiment d'être un chien abandonné.

- Je n'abandonne jamais, ou alors, je disparais, je ferme les yeux et m'illusionne qu'on ne me voit pas. Parfois, ça fonctionne.

*aérien :

- Tu as une façon très aérienne de communiquer (et d'être?) qui hésite entre l'effleurement et les portes qui claquent...

- Aérien moi ? Un sylphe égaré en des terres barbares. Désolé pour les portes qui claquent, j'essayerai de faire moins de bruit la prochaine fois que je rentrerai tard dans tes rêves.

*ailes :

- Cet aprés-midi j'ai planté un "Buddleja Davidii" communément appelé arbre à papillons par sa propension é attirer les petites fleurs ailées. Moi j'ai voulu t'approcher doucement, sans t'effrayer, de peur que tu ne t'envoles et ailles poser tes duvets d'eider dans un buisson d'églantiers.

- Je replie mes ailes et me pose un moment pour te regarder planer encore dans l'azur infini.

*âme :

- Marche doucement sur mes terres... J'ai l'âme au bord du coeur et le coeur fragile.

- Lame de fond du frère de coeur. L'arme à l'oeil ?

- Qu'est-ce qui est à l'abri ? les corps ? Peut-être, mais les âmes sont à nues. Quand on grandit des pieds faut acheter des chaussures une pointure au-dessus des anciennes. Quand on grandit de l'âme, faut-il prendre un coeur plus grand d'une pointure ou deux ?

*amour :

- T'initier aux jeux guerriers des garçons, me moquer de ta maladresse à lancer des cailloux sur les pigeons, et puis m'apercevoir dans la douleur que tu en aimes un autre plus que moi.

- J'en aimerai toujours un autre plus que tout au monde : mon enfant.

*ange :

- A ceux qui m'ont demandé s'il fallait être un ange pour voler de ses propres ailes, j'ai répondu : faut-il être un ange pour voler ses propres ailes ?

- L'ange s'est envolé ?

- Il était à l'époque marin et souvent ivre.

*angoisses :

- Comment tu fais, toi, pour soigner tes angoisses ?

- Aujourd'hui : j'essaie de voir la vie avec les yeux d'un enfant ; hier, je peuplais ma vie de chevaux et d'arbres ; avant-hier, j'empoisonnais ma vie avec toutes sortes de psychotropes...

- Faut arrêter les champignons quand les arbres se transforment en chevaux.

b

*baisers :

- Laisse-moi déposer un baiser de papillon sur tes paupières fatiguées.

- Je t'emmène sur des plages invisibles où le sel sur ta peau donnera à mes baisers le parfum des miracles marins.

*beurre :

- Le beurre breton est un beurre salé, comme les embruns de la mer, comme des larmes.

c

*cadeau :

- "Si vous pensez avoir tort, vous avez sûrement tort. Donc vous avez raison" Anonyme.

- Les faire et les défaire et puis par lassitude laisser faire.

*caillou :

- J'aime les traces, quelques cailloux blancs qui brillent dans la nuit, pour rebrousser chemin quand je me sens perdue.

- On a vu des cormorans morts se mettre à manger des petits cailloux blancs. Sème plutôt des miettes de pain, moi j'aurai toujours des semelles de vent.

*ce que l'on laisse :

- Au choix, des petits cailloux blancs ou des miettes de pain. Avec les petits cailloux, on retrouve son chemin, avec les miettes de pain, on nourrit les oiseaux. Tout est bien.

- Moi je pense que l'on existe que par ce que l'on donne, ce que l'on laisse ; jamais par ce que l'on délaisse , ce que l'on abandonne.

*chemin :

- Nous devons cheminer à travers les hommes. Autrement on glisse. On va jusqu'aux nuages, on va jusqu'à la mer, on fait des courbes à travers le ciel, on en revient une flamme dans chaque main. On plonge dans la terre, on en revient couvert d'une poussière de nuit qui peut brûler comme le soleil.

- C'est sur les bords du chemin que poussent ces fleurs sauvages et incroyablement parfumées. Elles racontent, en chuchotant, une autre histoire ; il faut , pour l'entendre, se mettre à genoux.

- Je suis toujours à genoux - prière ou bien défaite ?

- Nous avons été reliés par des chemins divers. Mais comme dit la corneille : "Quel chemin ? Il y a mille et un chemins."

- Coopérer...dans l'art, dans la vie, sur les chemins pavés d'oursins.

*chevaux :

- Les chevaux galopent dans le sable, et l'eau mousseuse de la mer est bonne pour leurs pieds délicats. Mais si la course est trop longue, ils s'affaissent et coulent comme de pauvres bateaux brisés.

*choses inutiles :

- Les seules qui vaillent le coup.

*clef :

- La seule certitude est que je cherche encore la clef des mondes imaginaires d'avant mon enfance.

*coeur :

- Jassume rien ce soir déchiré par l'alcool et le Goût de rien. Mal au coeur, mal à l'âme... pourquoi es-tu la seule à te pencher sur les battements systoliques de ma poitrine ?

- Quand on a le coeur gros, il faut faire une saignée.

- Le bourreau travaille le coeur, il sait que c'est ce que j'ai de plus fragile. Pourquoi ai-je l'impression que tu as le coeur si grand qu'il pourrait accueillir un océan d'amour ?

*colère :

- J'aime quand tu te mets en colère.

- Il m'arrive de m'emporter mais c'est surtout une question de rythme: bruissement d'ailes ; martèlement des sabots.

- Je m'excuse d'exister!

- A discourir avec toi.

- Discourtois ?

*création :

- La création est magique par hypothèse.

- Par définition.

- Par déraison ? ça y est ! les chaînes neurotiques fonctionnent, l'intelligence collective est-elle en mouvement ?

*cristal :

- Plus fragile que moi il y a le cristal, là il entre en résonance avec les battements de ton coeur... il devrait pas tarder à se briser. C'est peut-être moi le cristal, peut-être que je m'écris à moi-même quand je t'écris.

- Tu as le coeur tendre et la tête dure, ça me plaît.

- Coeur de cristal, pur et limpide...mais pourquoi est-il à droite ?

- Parce que j'ai perdu le Nord.

d

*désirs :

- Le sexe, l'amour, les anges...

- Plus, nous, monde. Sourire.

*drogue :

- Juger de la non-toxicité de la démarche.

- Il y a pourtant des effets secondaires bien réels, ce qui confirme la puissance du médicament : accélération des battements cardiaques, hallucinations ...comme lorsqu'on se promène sur la route des étoiles.

- A quand le Prozac numérique ?

e

*envoûtement :

- Ne cherche plus la formule, tu l'as trouvée.

- Je n'ai pas voulu te blesser ...

- Je suis assez grand pour me blesser tout seul ...

- Ni t'envoûter, ce n'est pas ce que je cherchais.

- Parfois on trouve ce que l'on ne cherchait pas, plus souvent on ne trouve pas ce que l'on cherche.

- Mais quand on joue à l'apprenti-sorcier pour jeter des sorts ne serait-ce qu'à soi-même, qu'on manipule les énigmes et le subliminal, mais qu'au fond, on n'est qu'un écorché vif, et que de surcroît, on se retrouve face à un double dont on ne connaît même pas le visage, il faut être très fort pour en supporter le choc en retour.

- Dans quelques jours j'aurai un visage.

- Enfin, un petit caillou. Re-Sourire

*énerver :

- Tu m'énerves...

- En breton, c'est le même mot qui désigne l'énervement et l'état amoureux.

*étoiles :

- Vous voguez désormais sur la voie des étoiles ? Ce sont des perles que vous m'envoyez dans vos cartes postales.

- Qui trace la route dans les étoiles ? Qui d'entre nous a vraiment une destination ?

- La route dans les étoiles n'est visible que depuis les étoiles et peu d'humains ont la faculté de l'emprunter. Juste une poignée d'êtres et seulement en rêve peuvent s'y promener, parfois.

- Plus tu es loin, plus je cherche à te toucher du bout des doigts, comme une étoile perdue au fond de l'univers qui ne brille qu'une nuit parfois.

- Cette nuit, je me noye sous une pluie d'étoiles.

f

*fantasmes :

- Une fario à la fois vigoureuse et fragile. Elle vit avec une montre, mais s'enfuit au moindre bruit, se cache sous une pierre, réapparaît dans les courants du torrent, elle a une robe sombre parsemée de milles feux qui se confond avec les reflets de l'eau de la rivière.

- Une fario , une sorte de Walkyrie aquatique ?

- J'aime les farios elles sont sauvages comme les chevaux. Mais les chevaux c'est difficile à pécher, surtout à la mouche avec du 12 centième.

*fautes :

- C'est bizarre il y a peu de fautes d'ortographes dans tes mails...

- Tu crois que je fais des brouillons ? Mais non, je copie sur mon voisin...

- ...ça c'est pas bien.

- J'y pense et puis, je me relis.

- J'y panse et je me relie.

*fatigue :

- Tout le temps et depuis toujours. Fatiguant pour l'épaule de lancer des bouteilles à la mer.

- Plus fatiguant pour le dos de porter le poids d'une lassitude quotidienne face à la sempiternelle question : sont-ce eux qui sont vides ou moi qui suis tordue ?

- Sont-ce eux qui vont vite ou moi qui suis tortue ? C'est ça qui est anxiogène ? Elle est où la blessure qui fait mal?

- Quelle blessure ? Il y a mille et une blessures.

- Quand la fatigue te submergera je te coucherai sur un lit d'étoiles.

*foi :

- C'est étrange de "perdre la foi" lorsque l'on est visionnaire, il y a là un bugg sémantique.

Je plaide coupable de t'avoir attiré là sans avoir de miracle à proposer à ta foi.

g

*ginnaouec :

- C'est pas toujours facile d'être un ginaaouec, c'est aussi fatiguant pour l'épaule de lancer des bouteilles à la mer, et puis ça gonfle de dire bonjour à sa boulangère qui ne sait dire que " 3f70 ". Donc je persiste et me signe, l'échange n'est pas gratuit.

h

*histoires :

- Je veux des histoires sans fin.

- Sans faim ?

- Question d'appétit.

i

*images :

- Des images belles et oniriques... je me surprend à entendre leur parole sur ma radio de bord; mais il manque encore des étoiles pour tracer une route sûre sur la mer de mes doutes.

Je suis trop sensible à la douceur de tes images sucrées.

*impossible :

- "Ni avec toi ni sans toi".

j

* jeux :

- On peut faire un portrait chinois (si tu étais une fleur ?), on peut réecrire des modes d'emploi sud-coréens (prendre le pile R6 et le intégrer dans capot du jouet )

- ...Ou un courrier des surfeurs : du coeur, de l'âme... dans un jeu d'association d'idées (si je dis "ça", tu dis "?"...).

- Je ne connais que ce jeu dont je n'ai pas les règles.

Là c'est toi qui joue à des jeux dangereux dans le tohu-bohu des marées.

k

*kenavo :

- N'oublie pas de vivre. C'est ce que je te souhaite de mieux.

l

*lapin :

- Une ration de pâtée de lapin ?

- Avec des cornichons ?

*latin :

- Cave canem (? de mémoire)

- Quoi, un chien troglodyte ?

- "Attention au chien", il vous lèche la main deux minutes et àla troisième il vous plante ses crocs dans les tendons.

*liberté :

- La liberté se mesure àla longueur de la laisse.

*lien :

- Encore un lien qui m'enchaîne à toi ?

- Les relations exotiques (sans allusion à une quelconque couleur) renouvellent le goût de l'eau et du pain.

*luciole :

- N'oublie pas, quand tu partiras vers le pays où les boussoles s'affolent, d'emmener une petite luciole, elle te guidera dans l'obscurité, et si tu as peur, elle te donnera des baisers...

- Il me prend parfois l'envie irresistible de la regarder longuement et doucement au fond des yeux.

*lumière :

- J'ai vu quelqu'un qui posait sur moi un regard appuyé. Il y avait beaucoup de lumière : il portait des lunettes de soleil.

- Mes Ray ban sont ma seule protection face à la lumière de ton visage.

m

*magie :

- Ce qui est magique, c'est cette entité que l'on est en train de créer, toi et moi. ça me surprend, cette "montée en charge émotive". C'est un jeu que je ne connaissais pas , et auquel je me pique un peu, beaucoup... Une espèce de catharsis ?

*maladresse :

- Me moquer de ta maladresse à lancer des cailloux sur les pigeons.

- Même morts, je ne le ferais pas.

- C'est ce qui explique ta maladresse.

*mer :

-Pourquoi revenir sans cesse aux images marines ?

- Peut-être suis-je pétrie d'eau de mer...

- Tu me diras "Ainsi donc vous êtes marin !". Je te répondrai : " Mon navire est dans la rue voisine, il appareillera tout à l'heure pour la mer des étoiles".

*météo :

- Quant à la météo...?

- Pour cela il faut du matos : cartes satellitaires, puissants logiciels de calcul, instruments électroniques de relevés de données.. et puis, d'un coup de langue il faut mouiller son index , le pointer sur le ciel et voir d'où vient le vent.

*miroir :

- J'ai peur. Je bascule insensiblement de l'autre côté du miroir.

- Bon, faut ouvrir les parachutes, temporiser un peu.

*miracle :

- Mais il y a parfois de ces états de grâce, presque des miracles. As-tu déjà assisté à un miracle ?

- Un miracle faut peut-être le rêver très fort.

- Mais on imagine toujours des choses spectaculaires, le ciel qui se déchire, un ange qui passe, des fourchettes qui dansent...

- Tous les jours je fais des miracles. Je me lève, je pars bosser, je fais une annonce presse en 15 mn, j'achète le pain chez la boulangère qui ne sait dire que " 3f70 " et je lui fais un sourire. J'ai essayé de changer l'eau en vin (mais j'ai pas réussi ! )...

*mots :

- Des mots qu'on met dans les messages et qui libèrent en implosant, des myriades de papillons et des notes de musiques. Des mots qui relient des consciences par de fins fils de soi(e).

- Tes mots retentissent en moi si fort que dès que tu as mal...

- J'ai TOUT LE TEMPS MAL, fais- toi faire un pontage...

*musique :

- Une espèce de blues araboceltique rythmé par un bodrhan ; le son d'un bendir dans une fête orientale. Finalement, tout n'est que rythmes syncopés.

Souffle, et que tes rêves soient bleus !

-Tant pis pour ceux ou celles qui ne savent pas entendre le chant beau et triste de ton âme. Moi, il me va droit au coeur.

- Je prends ta main et j'écoute avec toi la musique des vagues qui se meurent à nos pieds.

n

*naviguer :

- Larguer les amarres, pour cela il faut des cartes fiables, des soutes de pétrole pour les diesels, une cargaison de vivres, des chants à hisser, des amis sur le quai qui agitent des mouchoirs blancs. Une mer calme et peu agitée.

*nuages :

- J 'ai préféré rester là... à regarder les nuages se défaire dans le ciel gris bleu... J'avais la sensation de me fondre dans ce ciel, et je me disais qu'une mort comme ça doit être bien douce. Aucune peur dans mes pensées, simplement l'envie de n'être qu'un nuage...

*nuit :

- On est dans le noir?

- La nuit, en plein jour! Catastrophe ou miracle ?

- Miracle bien sûr.

o

*Ouroboros :

- Our au bord Os et pétales de vertu sur lit de fatigue Kafkaïenne.

- ça se mange ? c'est bon ?

- C'est assez bon, mais pourvu qu'on ne s'en morde pas les doigts car un éternel retour, Operating system ou non, peut susciter parfois un vertige anxiogène.

*ombre :

- C'est un univers d'ombre et de lumière qui ouvre des portes sur les rêves collectifs. Comment étouffer dans de tels courants d'art ?

Finalement il y a peu de zones d'ombres dans ce récit.

p

* parler :

- Tu sais que je passe mes journées à te parler ?

- Sais-tu seulement que je passe mes nuits à t'écouter ?

*partir :

- Pourquoi n'es-tu pas encore partie, effrayée par mon vacarme ?

- Tu es confus, tu ne trouves pas l'accord... Retour à la case départ ?

*peur :

- Avec la peur paradoxale que ça s'arrête et que ça ne s'arrête pas.

*poésie :

- Toi tu es poête...

- La poésie est impudique, c'est pour cela qu'elle ouvre des portes que l'on a l'habitude de garder fermées.

- Si certaines émotions ont affleuré parfois, c'était dans la douceur, et en réponse à une absence de poésie dans les jours qui passent. Si on a failli déraper quelquefois sur des pentes incertaines, c'est encore à cause de la boulangère...

*printemps :

- Tu vois, le cheval a humé dans le vent l'air âpre et doux du printemps...

- Le printemps ! Une certaine approche de la re-naissance.

*puissance :

- On est tous capable d'un petit quelque chose qui sert les autres.Mais si tu l'avais (la puissance) quand ferais-tu ?...

- ...ce que j'ai envie de faire ? dès que possible. Et puis, la puissance n'est pas forcément le contraire de l'impuissance.

q

*questions :

- J'aime mieux des questions douloureuses que pas de questions du tout.

- Attention, les réponses ne sont pas toujours les bonnes.

r

*radio :

- Mon fils assis dans mon ventre entre les flancs du bassin méditerranéen.

- Bassin méditerranéen : fantasme oriental ?

- Non, latin.

*rencontres :

- Des rencontres émotionnelles qui nous font parfois naviguer, chavirer, échouer, sombrer..

- C'est le propre de la navigation d'éviter les récifs, de se faire porter par les courants, de profiter des vents... Echouer parfois, mais le sable est chaud et doux sur les plages de l'Archipel, même les chevaux s'y plaisent.

*rêve :

- Comme un enfant qui reçoit un merveilleux jouet, je me passionne et je rêve... Du rêve, du subliminal, du vent...

- J'aime tes rêves, ils ont la même couleur que les miens.

- Là, j'en vois de toutes les couleurs!

- Ce rêve où tu m'emportes fissure peu à peu ma réalité...

*route :

- La route est semée d'embûches, et nous marchons le coeur et les pieds nus.

*rythme : -

- Quand tout s'endort c'est moi qui me réveille pour aller voir ce que tu m'as écrit. Ces mots que tu murmures à mon oreille en pleine nuit rythment ma vie.

s

*signes :

- C'est très très très méchant de ne pas donner signe de vie.

- C'est tout de même étrange d'étre au même moment en train de penser la même chose. C'est vraiment étrange !

*solution :

- Il n'y a pas de solution parce qu'il n'y a pas de problème. Duchamp

*soleil :

- Peignons nos tableaux tout en noir mais accrochons les dans des salons baignés de la lumière du soleil.

*souvenirs :

- Tu m'envoies de très jolis souvenirs.

- Parce que tu m'envoies de très jolis sourires.

*substance :

- Une substance rarissime, qui tient du poison et de la poudre de perlimpinpin.

t

*tendresse :

- Je ne t'ai jamais quitté des yeux, nos messages se croisent, nos regards se croisent, nos âmes se frôlent. Je voudrais cette nuit partager avec toi un océan de douceur et de tendresse.

*tempêtes :

- Je commence à me sentir mal.

- J'ai senti la vague venir.

- Vague à l'âme, c'est normal, par grand vent.

- C'est sûr, on doit affronter les mêmes tempêtes...

Je ferme les volets, rentre les géraniums, je me cache sous le matelas, je te serre la main... et si je n'avais jamais peur ?

*terre :

- Cette fois, il faut pourtant que je redescende sur terre.

- Non, tu n'as pas l'autorisation de la tour de contrôle.

*théâtre :

- Le théâtre de nos vies ne souffre pas d'improvisation.

*traces :

- Je vais effacer les traces. Elles sont imprimées ailleurs, dans les profondeurs... Et puis, qui donc pourrait comprendre à part toi et moi ? Rendre sensibleà d'autres une chose aussi évanescente sans se jeter en pâture ?

- Fidèle à mes principes de terres brûlées, je n'ai aucune trace. Pas de traces, pas de chemin.

*trop tard :

- Il n'est jamais trop tard pour mal faire. Seul l'échec a une valeur pédagogique.

- C'est l'ange annonciateur qui parle ou l'ange justicier ? Faut-il pour cela cultiver l'art de la défaîte ?

*transparence :

- Ton âme je l'ai attrapée dans la nuit d'un geste sec, ferme et doux de la main, comme on capture une éphèmère au bord d'un ruisseau. Elle était transparente ....

v

*veine :

- Tout le monde a une veine bleue dans le cou. Mais elle n'est visible qu'à ceux qui pensent que seule l'émotion fait battre le coeur.

*vent :

- Oh pardon, je te croyais fragile du coeur! Tiens, le vent a changé ...

- Je sens que c'est autre chose qu'une brise passagère.

C'est toi qui a le souffle, c'est toi qui fait gonfler les voiles, c'est toi qui trace la route dans les étoiles.

- Le vent, parlons-en!

- Mes mails qui s'envolent...

- Ce soir, ce vent fou qui nous a rapprochés nous sépare ; toi, tu es crevé et moi, j'en ai marre.

*violence :

- Et même si cela ne m'est pas permis, je pose une main sur ta poitrine pour écouter la violence de ton coeur.

*virtualité :

- Tu es ma virtualité, au même titre que je suis la tienne. C'est pas de ma faute si je partage tes rêves, si notre inconscient résonne de concert.

- Tu disais pourtant que la virtualité reste à inventer ?

*visages :

- Dans les nuages . Irlande 1978, trop de guinness, je me suis allongé dans l'herbe et j'ai regardé le ciel. Le ciel n'a pas toujours la même profondeur selon le pays d'où on le regarde. J'imagine le ciel du Kosovo aujourd'hui.

- J'aime la non-préméditation, les visages dans les nuages, les choses qui se font et se défont sans but apparent.

y

*yeux :

- Il manque l'essentiel : les yeux ! fenêtres de l'âme.

- Les mêmes que les tiens, peut -être même plus noirs.

- C'est donc au niveau de l'âme que se situent les affinités. J'ai besoin de connaître tes yeux.

- ça y est mon scan marche...

z

*zoo :

- Ouf! le soleil s'est levé, m'apportant une idée qui me fait sourire : le nombre d'animaux présents dans cette histoire : une poule (chiche de sacre) ; des chevaux (sauvages) ; des chiens (de pêche, dont un abandonné) ; un catoplébas (qu'est ce que c'est? : (n.m.) Antilope d'Afrique, animal fantastique chez les Anciens.) ; une fario (vigoureuse et fragile) ; des papillons (de toutes les couleurs) ; une luciole (posée sur tes lèvres) ; des couleuvres (sur lit de fatigue kafkaïenne) ; un lion et une lionne ; un scorpion (diable d'animal) ; un chat (qui fait le gros dodo) ; une souris (espiègle...sexu et troublante) Ai-je oublié quelqu'un ? Oui ! l'eider qui cache son duvet dans un buisson d'églantier.

*zygéne :

- Je glisse dans ton sac une toute petite pelote de soie, un minuscule bijou cuivré. A ton retour, il sera devenu zygène. Laisse-le s'envoler librement dans le ciel voluptueux de l'été...

- Je préfère les zygènes aux Saints Christophe.


1e partie des Sentiments Virtuels Trilogie Web

"Sur la route des étoiles" et le "Dictionnaire des Souvenirs Partagés", textes de Tamara Laï & Loiez Deniel, écrits par e-mail

Web concept, design & master : Tamara LAI Liège Belgique EU 05.1999

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